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Le problème Kurde : historique contemporain
Après la fin de la première guerre
mondiale en 1920, le
Traité de Sèvres prévoit la constitution d'un état kurde indépendant, mais
celui-ci est rendu caduc trois ans plus tard par le Traité de Lausanne. Les puissances alliées accordent l'annexion de la majeure partie du
Kurdistan au nouvel état turc, le reste étant réparti entre l'Iran, l'Irak et
la Syrie. Dès 1924, la Turquie promulgue une loi qui interdit toutes les
écoles, associations et publications kurdes. L'existence du peuple
kurde est niée et sa langue interdite. Des centaines de milliers de
Kurdes sont déportés et massacrés. Pour protéger les Kurdes, on leur attribue une zone de protection dans le nord de l'Irak, à l'intérieur de laquelle ils pourraient vivre en toute autonomie, mais sans pour autant leur donner les moyens de fonder un état, la Turquie y étant formellement opposé par crainte de faire des émules dans sa propre population. Or, les États-Unis, qui garantissent militairement la région autonome du nord de l'Irak, soutiennent le gouvernement d'Ankara dans sa politique de répression des Kurdes de Turquie. Celle-ci fait régulièrement des incursions militaires au Nord Irak, sous prétexte de liquider ce qui reste des bases du PKK qui se sont repliées dans cette région depuis le cessez-le-feu unilatéral décrété par leur chef, Abdullah Öcalan, en septembre 1999 (celui-ci est actuellement condamné à la peine capitale et emprisonné sur l'île d'Imrali). Roxane - mai 2001 |