Éditorial décembre 2001


Joyeux Noël et Bonne Année 2002

 

Cejna Noel û sersala we pîroz be
İyi Noeller ve Mutlu Yıllar 
كل عام وانتم بخير
Merry Christmas and Happy New Year

Честита Нова Година
Καλά Χριστούγεννα
שנה טובה
Добре Дошла /
Добре Дошли
Hyvä Joulua , Hyvä Uutta Vuotta 2002

 

Ca y est, il est enfin sorti ! Entre la traduction de l'œuvre d'Ahmedê Khanî, les photos et la recherche d'un éditeur, ça a pris un peu de temps, mais le résultat en valait la peine... 

Plutôt que de vous faire un long discours sur Mem et Zîn  (vous aurez tout le temps de le lire), je préfère vous le présenter en photos. Un bref résumé quand même, pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire : dans la province du Botan, un jeune Kurde, Mem, s'éprend de la sœur du prince, la belle Zîn. Celle-ci partage son amour passionné, mais les intrigues du traître Bekir(1) déclenchent l'hostilité du prince qui refuse leur union. Cependant, ni l'éloignement, ni la prison ne parviendront à briser leur amour qui survivra au-delà de la mort.

Autour des deux jeunes gens, Ahmedê Khanî dépeint les fastes et la grandeur d'une cour princière kurde du XVII° siècle, avec ses fêtes, ses banquets, ses chasses, ses faits d'armes... Il dresse le tableau captivant de l'âme humaine où l'amour, l'amitié, le courage s'opposent à la médisance, la jalousie et la tyrannie. Tiré d'une légende populaire, ce chef-d'œuvre est le premier manifeste national de la littérature kurde et un grand poème d'amour mystique. Ahmedê Khanî pose un regard pénétrant et visionnaire sur le destin de son peuple, déchiré encore aujourd'hui par ses divisions et ses faiblesses.

 

Pour visualiser une photo, cliquez sur sa miniature

Ahmedê               Khanî et Mem et Zîn

Ahmedê Khanî (1651 - 1706) est né dans la province de Hakkari. 

Il a vécu à Dogubayazit (où il a été à l'origine d'une école littéraire), non loin d'Isak Pasa Saray, dont il s'est vraisemblablement inspiré dans ses descriptions du palais des princes de Djezireh.

Les Kurdes de tous les pays viennent encore aujourd'hui visiter son mausolée : plus que simple poète, il est considéré comme un grand cheïkh.

Porte de l'entrée principale d'Isak Pasa Saray (17e siècle).

Cour intérieure du palais.

Minaret de la mosquée du palais.

 

Cizre et               ses légendes 

Cizre est le nom turc moderne de Djezireh. La ville, proche des frontières iraquienne et syrienne, se devait d'avoir une nouvelle mosquée...

Proche du nouveau mausolée...

Abritant le tombeau authentique flambant-neuf de... Noé !

Ahmedê Khanî situe à Djezireh l'action de la légende de Mem et Zîn.

Non loin du célèbre patriarche, une autre mosquée plus modeste est vouée au culte de Mem et de Zîn.

Adossé à un mur, un panneau rappelle au visiteur qu'il est dans un lieu de légende.

L'histoire des deux amoureux est toujours très populaire. 

Dans le jardin, un peu en retrait de la mosquée, le türbeh abritant les tombeaux des amants. L'entrée, c'est la petite construction bleue à gauche.

A l'entrée, une plaque commémorative.

Mem et Zîn réunis pour l'éternité... sous la surveillance du traître Bekir (au fond).

Une âme romantique a paré la tombe de Mem.

Après s'être recueillis, certains visiteurs accrochent un ruban et font un vœu.

La mosquée la plus ancienne de Cizre (12e siècle).

Quelqu'un connaît le nom de la plante en français et en kurde ?

A la sortie de la ville, un ancien bâtiment kurde (décor bicolore). Malheureusement, la photo nous vaudra un petit séjour au poste (toute la région est classée zone militaire) et une expulsion sur Mardin. Dommage pour les photos du mont Djoudi - auprès duquel le mont Ararat ne serait qu'un vil usurpateur - et la découverte de sa célèbre arche de Noé... ce sera pour une prochaine fois ! 

 

La traduction

Akif Hasan, originaire du Botan, a poursuivi des études de langues et de littérature à l'université d'Alep (Syrie) avant d'exercer des fonctions politiques dans la résistance kurde.

Sandrine Alexie a étudié l'art de l'islam à l'École du Louvre, ainsi que la langue et la civilisation kurdes à l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales. Elle effectue des recherches au Kurdistan, et est l'une des fondatrices de l'Observatoire Franco-Kurde.

Une des dernières séances de travail à l'OFK. Jan Dost (à gauche) qui a traduit Mem et Zîn en arabe est venu apporter son aide, et Selim Curukkaya (à côté) son soutien amical.

 

Photos Roxane 2000 - 2001

 

 

Le livre est en vente dans les librairies, à l'Institut Kurde de Paris (106 rue Lafayette 75010 Paris - Métro Poissonnière) et sur Internet (www.fnac.fr  www.chapitre.com et www.alapage.fr). Il est possible de le commander par courrier chez l'Harmattan (16 rue des Écoles 75005 Paris, www.editions-harmattan.fr).

Roxane

(1) Toute ressemblance ou similitude avec des personnages ou des situations existant ou ayant existé serait le fruit d'un hasard facétieux, ...mais vous savez comme est le "hasard" !  (retour au texte)


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