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23/08/2002 - Les grèves de la faim continuent...Un détenu turc gréviste de la faim est décédé hier dans un hôpital d'Ankara, portant à 54 morts le bilan du mouvement engagé par des prisonniers d'extrême gauche contre le nouveau système de sécurité carcéral. Le jeune détenu - qui jeûnait depuis 11 mois en ne prenant que des vitamines et de l'eau sucrée - purgeait une peine de prison pour son appartenance au Parti révolutionnaire de révolution populaire (DHKP-C), un mouvement marxiste interdit. Des dizaines de prisonniers d'extrême gauche et de nombreux militants observent cette grève de la faim depuis octobre 2000 pour protester contre la décision gouvernementale réduisant le nombre des détenus par cellules, passé parfois de plus de cent à trois, voire un. Ce mouvement reste suivi par une centaine de détenus dans toute la Turquie (Source : AP). |
22/08/2002 - Ankara affirme avoir un droit de regard historique dans le nord de l'IrakLe ministre turc de la Défense a affirmé que la Turquie avait des intérêts historiques dans le nord de l'Irak, indiquant que son pays s'opposerait à la création d'un Etat kurde indépendant dans cette région, rapporte jeudi le journal turc Milliyet. "Le nord de l'Irak a été détaché de force de la Turquie alors qu'elle menait une guerre de libération" contre les pouvoirs occidentaux au début des années 1920 sur les ruines de l'Empire ottoman, a souligné le ministre, cité par le quotidien. Après la disparition de l'Empire ottoman dans les années qui suivirent la fin de la Première guerre mondiale en 1918, l'Irak entra sous mandat britannique jusqu'à son indépendance en 1932. M. Cakmakoglu a précisé que la Turquie s'opposerait à tout plan pour instaurer un Etat kurde dans le nord de l'Irak qui échappe au contrôle de Bagdad depuis la fin de la guerre du Golfe en 1991 et est contrôlé par deux factions kurdes, le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) de Massoud Barzani et l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), de Jalal Talabani. M. Cakmakoglu réagissait à des questions sur des plans de ces deux factions pour étendre leur contrôle sur deux autres villes, Kirkouk et Mossul, riches en pétrole et où vivent une forte communauté de Turcomans, turcophones et proches de la Turquie. Ces deux villes sont sous le contrôle du pouvoir central irakien. "Un Etat qui serait créé à Mossoul et Kirkouk va déranger la Turquie mais aussi les Irakiens de souche turque", a ajouté le ministre turc. Le PDK a accusé mercredi Ankara de recourir au "langage de la menace" contre les Kurdes d'Irak, réagissant au propos de M. Cakmakoglu. "Nous rejetons le langage de la menace et de la force auquel ont recours en permanence les responsables turcs", selon un communiqué du PDK publié à Erbil, (nord). Dans l'éventualité de frappes militaires américaines contre l'Irak, la Turquie, alliée stratégique des Etats-Unis, est réticente à une telle intervention, craignant qu'elle n'aggrave la crise économique qui touche le pays et ne provoque la création d'un Etat kurde dans le nord de l'Irak, ce qui pourrait réveiller les aspirations séparatistes de ses propres Kurdes (source : AFP). |
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03/08/2002 - Série de réformes pour l'UE Le Parlement turc vient de voter une série de réformes destinées à préparer la Turquie à sa future accession à l'Union européenne : - Abolition de la peine de mort en temps de paix : la peine capitale est remplacée par la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle. Elle pourra toutefois encore être appliquée en temps de guerre et en cas de menace de guerre. - Possibilité d'enseignement du kurde et d'autres langues régionales lors de cours spéciaux. - Légalisation de programmes radiodiffusés et télévisés en langue kurde à condition qu'ils respectent la Constitution et qu'ils n'incitent pas à la violence. - Renforcement de la liberté d'expression et du droit d'association. - Durcissement de la répression visant les trafiquants d'organes et d'êtres humains. - Extension de droits en matière de propriété immobilière ou de lieux de cultes aux communautés minoritaires non musulmanes, comme les Grecs, les Arméniens ou les Juifs. - Suppression de l'interdiction de critiquer les forces armées et les autres piliers de l'Etat turc. - Limitation de la répression des manifestations publiques. - Introduction de mesures strictes sur l'immigration clandestine. Ankara souhaite que l'Union européenne fixe une date pour le début de ses négociations d'accession, mais Bruxelles veut voir des réformes adoptées, et mises en oeuvre, avant de fixer une date (sources : AP, AFP, Reuters). |